Franck PATIN expose au QUAI VERT

Mon travail se rapproche de l'art brut car je ne peins pas en vue du beau mais improvise comme le ferait un musicien de jazz, à la recherche perpétuelle de l'accident chromatique, de l’élan. Si ma peinture était un sentiment, ce serait la colère amoureuse. Ma principale motivation est de mettre mon cœur à nu (Cf. Baudelaire). 

Je travaille dans la durée, par foucades successives. Mes travaux favoris sont souvent ceux qui ont mal commencé, jusqu'à ce que, par un dépit opiniâtre, je les transfigure. La moitié du temps, une peinture met deux ou trois mois à aboutir, la laissant mûrir dans mon regard jusqu’à ce qu’elle éclose… ou pas! 

Mais parfois aussi, 30 secondes suffisent. 

Je fabrique la plupart de mes couleurs à base non pas de liants, mais de gels acryliques épais dans lesquels je mélange abruptement des pigments. J’obtiens ainsi des transparences aléatoires que je superpose. 

J’aime aussi travailler la surface de mes toiles, séduit à l’idée qu’on puisse avoir aussi plaisir à les caresser. 

 FRANCK PATIN

 

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